Dies Irae – le jour de la guerre
ROMAN – ANTICIPATION
Résumé
La guerre.
C’est bien là un mystère perpétuel de la nature humaine. On envisage souvent les conflits à travers leurs causes diverses et variées, puis via les mécanismes d’escalade par lesquelles une idéologie ou un contexte particulier donnent lieu à un affrontement armé. Mais a-t-on déjà imaginé la guerre pour la guerre ?
C’est toute l’idée de cet homme, ayant gravi les échelons de l’armée de sa nation en prônant une conception bien particulière de la guerre qu’il perçoit comme un moyen pour l’homme de se libérer, d’exprimer sa véritable nature à travers une guerre qu’il considère comme une forme d’art.
Il va ainsi chercher à perpétuer ses idées de par le monde, méprisant les politiques et se revendiquant d’un droit naturel à propager le chaos et la destruction. La question qui se pose est alors la suivante : est-il possible de mener une guerre infinie, sans idéologie ni doctrine, en prônant uniquement le conflit lui-même ?
La moralité très discutable d’un homme s’apprêtant à plonger son monde dans le chaos le plus total apparaît ainsi comme un excellent support pour interroger le concept même de guerre.
Un monde plongé dans le chaos
Le personnage principal de ce livre, sobrement connu sous le nom de « général » n’a pas d’identité connue, en dehors de son grade. Ayant passé toute sa vie dans l’armée, ce titre est le seul nom auquel il réponde.
C’est un homme sûr de lui et de son idéologie, un fin stratège prêt à employer des tactiques peu éthiques si nécessaire. De son point de vue, la fin justifie toujours les moyens et il est parfaitement naturel pour l’homme de mettre sa vie au service d’une cause qui le dépasse en devenant soldat.
Traçant un chemin de feu à travers le monde, le général répand son idéologie guerrière, s’opposant aux empires qu’il avait toujours admiré pour leur puissance, et maudit pour leur nature inhéremment politicienne.
Parvenu à l’issue de sa quête meurtrière, le général ira jusqu’à redouter l’apothéose qu’il avait tant souhaité. Mais il est désormais trop tard pour faire machine arrière.
Si vis pacem, para bellum.











